Vous êtes ici :

Le cancer du poumon représente la 1ère cause de décès par cancer dans le monde, avec une incidence et une mortalité particulièrement en nette croissance chez la femme.

Le tabac demeure le principal facteur de risque de survenue de ce cancer, et ce, à coté de l’exposition professionnelle à certains agents cancérigènes (essentiellement l’Amiante).

Aucune méthode de dépistage n’est actuellement valisée, sauf la réalisation de scanner thoracique low-dose, avec des coupes très fines.

Actuellement, en 2023, la prise en charge du cancer du poumon est devenue hautement personnalisée, non seulement sur la base du type histologique et du stade, mais bel et bien sur la base de biomarqueurs théranostiques. Il s’agit d’altérations moléculaires propres à chaque tumeur, prédictives d’une réponse à une thérapie ciblée particulière.

C’est pour cela qu’il est actuellement indispensable de rechercher les principales addictions oncogéniques représentées essentiellement par la mutation EGFR et la translocation EML4-ALK et ROS-1, et ce, dès la 1ère ligne métastatique. En cas de leur négativité, une détermination de l’expression du PDL-1 doit être de mise, afin de pouvoir proposer carrément une immunothérapie en monothérapie ou en association à la chimiothérapie classique en fonction du taux d’expression du PDL-1.

L’apport de cette immunothérapie est devenu incontournable, aussi bien aux stades métastatiques, qu’aux stades localement avancés, voir même en péri-opératoire aux stades localisés opérables. Le pronostic du cancer du poumon est ainsi bouleversé par ce nouveau traitement qui améliore la survie des patients atteints, et ceci, selon les recommandations internationales à la fois américaines et européennes.

Comme des résistances primaires ou secondaires à tout traitement peuvent apparaître au fil du temps à travers l’apparition des mutations de résistance, des études génétiques plus poussées à travers soit un simple prélèvement sanguin (correspondant à la biopsie liquide) ou un nouveau prélèvement tumoral (biopsie tissulaire) peuvent être réalisées. Il s’agit du séquençage génétique de nouvelle génération « NGS » qui peut nous fournir des précisions dans le cadre de la médecine personnalisée qui peut être adaptée tout au long du parcours du patient.

L’ensemble de ces innovations thérapeutiques qui améliorent à la fois la survie sans progression et la survie globale, tout en maintenant une bonne qualité de vie, sont disponibles au centre d’oncologie Al Azhar, notamment les deux produits d’immunothérapie Pembrolizumab et Atezolizumab.

Dans, le cancer du sein, il est important de savoir si les ganglions situés sous le bras au niveau de l’aisselle (creux axillaire) sont atteints. Cela permet de connaître l’extension de la maladie et d’adapter le traitement complémentaire.

Les ganglions sentinelles sont les premiers ganglions axillaires les plus proches de la tumeur susceptible d’être envahis par les cellules cancéreuses.

Avantages, inconvénients

Cette intervention a l’avantage de pouvoir éviter les inconvénients liés au curage axillaire en particulier le gros bras source d’handicap à vie. En effet, pour les tumeurs uniques de petite taille, il est possible de ne retirer que ces ganglions sentinelles, de un à trois suivant les patientes. S’ils sont sains, le risque que les autres ganglions soient touchés est très faible et il n’est pas utile de les enlever. La chirurgie est donc plus limitée avec une hospitalisation plus courte et des suites postopératoires plus simples. En revanche, si les
ganglions sentinelles sont atteints par la maladie, il faut faire un curage axillaire.